Des sites en haute mer classés au patrimoine mondial.

Par Rachida Boughriet, Publié le 4/08/2016

L’Organisation des nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) plaide en faveur du classement des sites en haute mer sur la Liste du patrimoine mondial. Ces sites, parce qu’ils sont situés en haute mer, ne relèvent d’aucune juridiction nationale. Or, pour qu’ils puissent bénéficier de la reconnaissance et de la protection de la Convention de 1972 sur le patrimoine mondial, “des modifications quant au processus d’inscription sont nécessaires car, jusqu’à présent, seuls les Etats peuvent proposer des sites pour inscription”, explique l’Unesco. Dans un rapport paru le 3 août, elle présente, avec l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), cinq sites qui pourraient être classés. Ils “illustrent la variété des écosystèmes, allant de la richesse de la biodiversité de ces espèces aux phénomènes naturels observables uniquement dans les fonds marins”, font valoir les organisations.

Ces sites sont : le Dôme thermal du Costa Rica (Pacifique), “une oasis océanique unique au monde qui sert de lieu de ponte et d’habitat à de nombreuses espèces menacées”; le Café des requins blancs (Pacifique), “le seul lieu connu de rassemblement des requins blancs dans le Pacifique nord” et la mer des Sargasses (Atlantique) “qui abrite un écosystème unique organisé autour d’une concentration d’algues flottantes”. Il s’agit également du Champ hydrothermal de la Cité perdue (Atlantique), “un lieu situé à 800 mètres de profondeur et surplombé de monolithes de carbonate pouvant atteindre 60 mètres de haut” et de l’Atlantis Bank, “une île fossile immergée située dans les eaux subtropicales de l’océan Indien.”

“Au même titre que sur terre, les profondeurs et les zones les plus reculées de l’océan abritent des lieux uniques qui méritent d’être reconnus, à l’image de la reconnaissance attribuée au parc national du Grand Canyon aux Etats-Unis, aux îles Galápagos en Equateur ou au parc national Serengeti en Tanzanie”, a souligné Mechtild Rössler, directrice du Centre du patrimoine mondial de l’Unesco.

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